mardi 29 janvier 2013

Hôtel Transylvanie

Après avoir fait un véritable tabac aux Etats-unis en octobre dernier en période d'Halloween, écrasant la concurrence à plate couture, « Hôtel Transylvanie » traverse l'Atlantique pour sortir sur nos écrans à nous. « Hôtel Transylvanie » est le premier long métrage réalisé par Genndy Tartakovsky. Ceci étant, le cinéaste n'est pas à ses débuts dans le milieu : il a en effet collaboré à de nombreux projets, entre autres la série « Star Wars : La Guerre des Clones », et a glissé sa patte sur le storyboard de « Iron Man 2 ». Les doubleurs s'appellent ici Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez (l'ex de Justin Bieber pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité people), Kevin James, Steve Buscemi et même le chanteur Cee-Lo Green.

Synopsis (source : Allociné) Bienvenue à l'Hôtel Transylvanie, le somptueux hôtel de Dracula, où les monstres et leurs familles peuvent enfin vivre leur vie, se détendre et faire « monstrueusement » la fête comme ils en ont envie sans être embêtés par les humains. Pour l'anniversaire de sa fille, la jeune Mavis, qui fête ses 118 printemps, Dracula invite les plus célèbres monstres du monde. Frankenstein et sa femme, la Momie, l'Homme Invisible, une famille de loups-garous, et bien d'autres encore...Tout se passe très bien, jusqu'à ce qu'un humain débarque par hasard à l'hôtel et se lie d'amitié avec Mavis.
Peu d'inventivité, peu de nouveautés et de réel spectacle dans ce film d'animation outrageusement plébiscité par les critiques et le public du pays de l'Oncle Sam. Insignifiant et plagiant grotesquement ses modèles de chez Dreamworks Animation ou d'autres studios via ses thématiques (la tolérance de la différence, les liens père – fille), le long métrage de Genndy Tartakovsky nous ressert ni plus ni moins le scénario simplet de « Rebelle », le dernier Pixar en date, les monstres en plus. Un « Hôtel » où se bousculent, en effet, aussi bien Dracula & Frankenstein, mais également L'Homme Invisible, la Momie etc etc … Sentiment de remâché devant ce bestiaire, certes sympathique avec ses bouilles familières, mais sans rien de neuf, y compris pour les blasés du genre.
Deux points positifs à saluer quand même : le formidable travail d'animation réalisé par l'équipe de Columbia Pictures en premier lieu (le studio qui a apporté « Les Schtroumpfs 3D » l'an dernier), honorant une fluidité sans précédent dans l'enchaînement de séquences au ton coloré, et contrastant aisément avec l'aspect « dark » de surface. Dans un second temps, nous sommes séduits par l'humour tonitruant de cette comédie familiale animée, faisant mouche grâce à son caractère peu farouche et même audacieux (la scène des jeux de société, certaines répliques d'ores et déjà cultes, personnages secondaires hilarants : la gloutonne qui avale tout, l'hydre aux multiples têtes…).
Qualités malheureusement contrebalancées par une B.O électropop carnavalesque (LMFAO), une fin guimauve et, avouons-le, l'étrange sensation d'avoir été arnaqué.
Bilan : Incompréhension face au carton d'« Hôtel Transylvanie » hors de nos contrées. La marmaille américaine goberait-elle tout et n'importe quoi aux mêmes doses que les hamburgers ?
 
La Bande Annonce d'Hôtel Transylvanie:
 
 
NOTE: 4/10
 

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