vendredi 7 juin 2013

Arnaque à la carte

« Arnaque à la carte », un titre de film qui ne paye pas de mine. Et pourtant, ne pas se fier aux apparences, car sous ce nom assez naze, il faut l'avouer, se cache THE succès surprise du box-office us du début d'année 2013. Plus de 175 millions de dollars récoltés pour le studio sur une mise initiale d'à peine 35 millions. Aucun doute, « Arnaque à la carte » est le produit rentable par excellence. 
Réalisé par l'infatigable Seth Gordon – 3 comédies en 4 ans, 3 cartons publics – « Arnaque à la carte » est écrit par le scénariste des derniers épisodes de la saga « Scary Movie », autant dire de quoi faire affreusement peur sur le papier. Sans compter que le film repose sur le seul talent d’un duo comique des plus détestables, l'horripilant Jason Bateman et la vulgaire Melissa McCarthy. « Arnaque à la carte » : exploit légitime ou belle arnaque à l’intitulé prophétique ? Réponse mercredi prochain dans les salles. 
Synopsis Allociné : Diana mène grand train dans la banlieue de Miami, et s'offre tout ce dont elle a envie. Il n'y a qu'un souci : l'identité qu'elle utilise pour financer ses folies n'est autre que celle d'un chargé de comptes « Sandy Patterson Bigelow » qui vit à l'autre bout des Etats-unis. N'ayant qu'une semaine pour traquer la fraudeuse avant que sa vie s'écroule, le véritable Sandy Bigelow Patterson prend la route vers le sud pour affronter la femme qui use d'un pouvoir total sur sa vie. Tandis qu'il essaye tour à tour de la séduire, de la soudoyer et de l'engueuler tout au long des 2500 kilomètres qui les conduisent à Denver, il comprendra vite à quel point il est difficile de récupérer son identité. 
Trop de Melissa McCarthy tue Melissa McCarthy. Et oui, une véritable overdose de la comédienne sur les écrans de cinéma en 2013, après un passage éclair dans « 40 ans : mode d'emploi », une participation plus conséquente dans « Very Bad Trip 3 », avant de la retrouver cet été, aux côtés de l’actrice Sandra Bullock, dans « Les Flingueuses », ou les retrouvailles avec le réalisateur qui l'a starisée, alias Paul Feig, grâce au hit « Mes meilleures amies ».
Ici, elle est Diana, une fraudeuse un peu grasse, un peu paillarde, qui profite volontiers des plaisirs de la vie grâce à ses indénombrables arnaques. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de Sandy Bigelow aka Jason Bateman, un brave père de (bonne) famille, bien propre sur lui. De ce postulat un peu light découle une comédie consternante, aux gags affligeants de médiocrité, mal rabotés par un découpage affolant, une mise en scène pataude et un cast’œuvrant en freestyle complet.
Seth Gordon aligne ainsi, ni une ni deux,  des séquences potaches débiles et débilitantes – le striptease de Big Chuck, les claques de Diana ou ses bitures express – contrebalancées par des scènes supposées propres – le dîner au restaurant notamment avec une Melissa McCarthy coiffée, maquillée et habillée afin de « restaurer » une certaine beauté – bravo le concept !   
 
Une seule situation assez hilarante à sauver : lorsque Melissa McCarthy pousse la chansonnette dans la voiture au poste de co-pilote. Un peu trop creux tout de même.
En fait, cette « Arnaque à la carte » subit les mêmes travers qu'une autre comédie récente, française cette fois, le « Un Plan Parfait » de Pascal Chaumeil où la belle (Diane Kruger) était assortie à la bête (Dany Boon) sans alchimie, crédibilité ou conviction. Même constat ici, avec une simple inversion des rôles.
Ce n’est hélas pas le final mielleux et moralisateur – combattre l'immaturité en assumant ses responsabilités – qui permet à Seth Gordon de se rattraper.
Melissa McCarthy est l’incarnation même de l’affreuse malédiction des seconds rôles qu'on propulse au premier plan dès lors qu’ils sont apparus dans un triomphe au box office. La comédienne se repose honteusement sur ses lauriers, complètement à côté de ses pompes. Elle n’est malheureusement pas beaucoupé aidée par son partenaire masculin Jason Bateman qui livre une prestation plate et sans finesse, ou les seconds couteaux du film – Jon Favreau, John Cho, Robert Patrick, Amanda Peet – tous plus remplaçables les uns que les autres.
Bilan : « Arnaque à la carte » (Identity Thief en VO) est effectivement une jolie escroquerie, portée par un tandem accablant. Le temps n’est décidément pas au beau fixe pour les boutades us après le very bad bide de « Very Bad Trip 3 » il y a à peine 1 semaine.  
 
La Bande Annonce d'Arnaque à la carte:
 
 
NOTE: 1/10
 

1 commentaire:

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