
Synopsis Allociné :
2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de
l'espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le
jeune Yama, envoyé pour l'assassiner, s'infiltre dans l'Arcadia,
alors qu'Albator décide d'entrer en guerre contre la Coalition Gaia
afin de défendre sa planète d'origine, la Terre.
« Apparu pour la
première fois en 1969, le célèbre manga de Leiji Matsumoto n'a
connu la notoriété qu'à partir de 1977 lorsqu'il parut dans le
magazine Play Comics. Les aventures du Capitaine se déclinèrent
plus tard en une série animée, intitulée « Albator 78 ».
Au début des années 80, une seconde série animée, « Albator
84 » (préquel du 78), vit le jour ». Quelques films et
OAV plus tard, c'est « Albator, Corsaire de l'Espace »
qui débarque enfin, premier long-métrage de la saga réalisée en
images de synthèse et en 3D.

Le retour du Capitaine
Harlock sur grand écran était fortement attendu par les fans de
l'œuvre. En pratique, « Albator, Corsaire de l'Espace »
est un space opera effectivement visuellement splendide, galvanisé
par une animation numérique époustouflante, des batailles spatiales
démentes, une production design à tomber et un personnage de
pirate hyper charismatique, mais hélas pourvu d'un récit
confus, bien trop tarabiscoté pour convaincre pleinement.

Transposé en forme de
prequel – le film revient aux origines du héros célèbre, un peu
à la manière d'un « Batman Begins » – « Albator »
peine en effet à souffler un vent épique à cause d'un scénario
inutilement abscons, voire même parfois un peu couillon (des twists
improbables, cf les multiples changements de camps du héros Yama),
et qui plus est, non focalisé sur Albator, un comble ! Certains
éléments de l'intrigue sont délaissés, lorsque d'autres sont
appuyés. Et on aurait évidemment souhaité un temps de présence
plus important du Capitaine au design physique fantastique, marqué
par un regard dur, une balafre mystérieuse au visage, un bandeau sur
l'œil, un costume élégant de corsaire (une cape noire et une tête
de mort sur la poitrine) et un long sabre, armé de convictions
profondes et d'une personnalité ambiguë. De même, dommage que
Shinji Aramaki et son équipe se soient affranchis de la poésie
sombre qui berçait la série. Seul le message écologiste fait
mouche en fin de compte.

Bilan : Des
qualités indéniables sur le plan artistique – le lifting visuel
est parfaitement réussi – pour ce « Albator » 2013,
mais une histoire alambiquée, abstraite et froide, totalement dénuée
de la mélancolie de la série. En somme, pas de quoi réellement
chatouiller la fibre nostalgique de la génération Albator.

Anecdote : La
production ne s'est pas privée pour mettre en avant les louanges du
maître James Cameron, réalisateur d'« Avatar », selon
qui « Albator » est
« mythique, épique
et visuellement sans précédent ».
La Bande Annonce d'Albator, Corsaire de l'Espace:
NOTE: 6/10
films d'horreur
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