Synopsis Allociné :
Située il y a 70 millions d'années, au temps où les dinosaures
régnaient en maîtres sur terre, notre histoire suit les aventures
de Patchi, le dernier né de sa famille. Sur le long chemin qui le
mènera vers l'âge adulte, il devra survivre dans un monde sauvage
et imprévisible, et faire face aux plus dangereux des prédateurs.
Quand son père est tué, le jeune Patchi, son grand frère Roch, et
son amie Juniper sont séparés du reste de la horde pendant la
grande migration. Désormais à la recherche des siens, le trio va
devoir surmonter de nombreux obstacles, et vivre une aventure
palpitante au cours de laquelle Patchi va révéler son immense
courage.
Dès les premières
minutes de « Sur la terre des dinosaures 3D », quelque
chose cloche. Une introduction « humaine » maladroite
pour justifier la suite « paléontologique » du récit,
allons bon !
Et ce n'est pas non plus
la première demi-heure qui rassure : héros peu attachant
limite agaçant, personnages secondaires horripilants (l'oiseau, le
frère), intrigue éculée – en gros, la migration d'un troupeau de
dinosaures, qui marche au rythme des saisons – enjeux infimes (une
amourette, une lutte fraternelle, une odyssée semée d'embûches),
gags potaches pompés sur les tribulations de Stifler dans « American
Pie » (exemple : un geyser d'excréments qui atterrit sur
la tête d'un reptile), blagues au rabais à peine divertissantes
pour les bambins, narration à l'aide de voix-off stridentes,
nasillardes et insupportables, rajoutées en post-prod (comprenez par
là qu'il n'y a aucun mouvement facial adapté au débit verbal des
dino), dialogues « djeun's » pour les voix de doublage
avec emploi d'un répertoire langagier argot épouvantable, BO pop
accompagnatrice pour masquer le manque cruel d'émotions…bref, pas
grand chose à se mettre sous la dent !

Seul atout de taille dans
ce premier morceau : la réalisation assez fluide, avec
alternance de plans serrés & larges sur les dino en exode, et
des travellings/panoramiques percutants. Les modélisations
sont impeccables, les incrustations numériques maîtrisées, la 3D
réussie dans son ensemble. Une sacré prouesse technique !

La suite des
festivités est plutôt inégale, à l'image du film finalement,
mais il faut avouer que le tournage en milieu naturel est une qualité
indéniable. Ainsi, les aventures du jeune dino pataud Pachi prennent
place dans des paysages exceptionnels (lac gelé, plage de galets,
canyons arides, plaines à perte de vue, forêt incendiée, ciel
étoilé somptueux, aurores boréales…). On salue également
l'inventaire didactique des gros reptiles, présentés sous forme
cartographique avec nom, espèce et régime alimentaire...quoique
cette pédagogie devient lassante à la longue !

Dommage aussi que le film
soit plombé par ces voix-off irritables et ces enjeux narratifs
aussi minces (le deuil du père est expédié, les motifs de la
transhumance du troupeau sont inexpliqués, les combats virils entre
les dino bâclés…).

Bilan :
« L'Incroyable Voyage » version dinosaures. Si la mise en
scène de « Sur la terre des dinosaures, le film 3D »
relève de l'exploit technique, le film de Neil Nightingale &
Barry Cook est tellement à la ramasse question humour, répliques et
trame de fond qu'on déclare vite forfait. Le flacon est superbe, il
manque juste l'ivresse.
Anecdote :
C'est le comédien Justin Long qui double Pachi dans la version
originale. L'acteur est plutôt habitué à l'exercice puisque c'est
également lui qui prête sa voix au personnage d'« Alvin »
dans la trilogie « Alvin et les Chipmunks ».
La Bande-Annonce de Sur
la terre des dinosaures, le film 3D :
NOTE : 4/10
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