dimanche 7 juillet 2013

Monstres Academy

Terminée la belle époque de Pixar où seule la locomotive « Toy Story » avait droit à des suites. Sur les 4 derniers films produits par le studio Pixar, on compte deux sequels (« Toy Story 3 », « Cars 2 »), un film original (« Rebelle ») et un prequel (« Monstres Academy »). Soit 25% d'originalité.
De fait, s'ils ont tous cartonné au box-office international, les critiques furent nettement moins enthousiastes que d'habitude, voire même catastrophiques pour l'un d'entre eux (« Cars 2 »). Le temps des projets qui faisaient l'unanimité totale (« Ratatouille », « WALL.E », « Là-haut ») serait-il révolu ? Réponse le 10 juillet prochain puisque « Monstres Academy » a pour mission de faire taire les mauvaises langues, ceux qui condamnent l'appât du gain depuis l'acquisition du studio par Disney en 2006.
En attendant la sortie française, « Monstres Academy » a percuté (très fort) le box-office américain il y a quelques semaines en effectuant le second meilleur démarrage du studio Pixar – juste derrière « Toy Story 3 » – avec 83 millions de billets verts moissonnés.
Synopsis Allociné : Même quand il n'était qu'un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd'hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l'un à l'autre qu'ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l'université. Pire encore : ils se rendent compte que s'ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l'ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis … 
Dan Scanlon, réalisateur de « Monstres Academy », n'est pas un newbie de la maison Pixar, le bonhomme a, en effet, réalisé le court métrage « Martin et la Lumière fantôme », mais aussi signé le scénario de « Cars, quatre roues », ainsi que le storyboard de ce dernier et celui de « Toy Story 3 ».
Un savoir-faire indéniable, qui se traduit à l'écran par une gestion absolument parfaite des couleurs, de la luminosité et de l'animation en règle générale, digne des meilleures moutures de l'écurie d'Emeryville. Nouvelle prouesse sur le plan technique donc, avec une probable énième nomination aux Oscars à la clé. On peut également saluer l'incroyable énergie déployée par Dan Scanlon pour remplir cette monstrueuse Université de créatures inédites et variées, et pour ne pas délaisser l'humour, adage qui fait la force de l'équipe Pixar, via quelques séquences hilarantes bien balancées (la scène tordante avec l'escargot au début, la mère d'un des monstres cloîtrée dans sa voiture et écoutant un style de musique … inattendu).
C'est côté scénario que le bât blesse, enfin surtout à cause du concept même de « prequel », qui gène un peu par sa prévisibilité. Offrir une « origin story » aux personnages phares de « Monstres & Cie », le célèbre duo Bob Razowski (ou Mike si vous préférez la VO alias Billy Crystal) / Jacques Sullivent (James Sullivan, ou John Goodman pour le casting voxographique), était en effet une idée très maladroite sur le papier.
Déjà par le simple fait qu'elle délaisse complètement le personnage de Boo et la confrontation des monstres avec l'humanité. Secondo car elle est inéluctablement marquée par un déroulement de la trame en quasi pilotage automatique. Ainsi la rivalité existante entre l'intello à appareil dentaire Bob Razowski et le populaire Sullivent sur les bancs de la fac' n'a rien d'extraordinaire, puisque l'on sait déjà que nos deux héros seront comme cul et chemise à la fin dans le département de la prestigieuse compagnie « Monstres & Cie ». De même, les pseudo-rebondissements (trahison du serpent Leon, doublé par un Steve Buscemi discret, résultats des confrontations entre les différentes fraternités) tombent dans la choucroute.
L'autre petit défaut de « Monstres Academy » est son exclusivité. Véritable genre à part entière aux Etats-Unis, le college movie s'inspire souvent aussi bien de l'univers étudiant que de la vie sur le campus et regroupe une quantité inexorable de films, « Les Lois de l'attraction », « Will Hunting » et dernièrement « The Social Network » en sont les éminents représentants. Hormis la poignée d'aficionados, ces films sont hélas souvent mal reçus (car incompris) et mal perçus en dehors des contrées américaines. Attention !
Mais « Monstres Academy » est heureusement une jolie fable sur la différence, la persévérance, les limites, la solidarité, à la morale certes attendue, mais qui peut aisément nous emporter : « le travail acharné est toujours récompensé, le dépassement de soi est toujours congratulé ».
Bilan : La firme à la lampe Luxor est de retour avec un nouvel opus fort distrayant et accrocheur grâce à ses ambitions, mais sans surprise, et qui ne fera sans doute pas date. La concurrence se faisant de plus en plus hargneuse (« Dragons », « Les Croods », ou le carton des derniers jours « Moi, moche et méchant 2 »), le studio Pixar va devoir redoubler d'efforts et mettre en place un peu plus de créativité dans les années à venir s'il souhaite conserver son statut de leader mondial de l'animation.
 
La Bande Annonce de Monstres Academy:
 
 
 
NOTE: 6,5/10

5 commentaires:

  1. Excellente suite, un poil moins original et une Hardscrabble sous exlploitée... 3/4

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