

Synopsis Allociné :
Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui
semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement
obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs plus mortels
que tous les humains qu'il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve
un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire
désaffectée. La seule façon pour lui de s'en tirer est d'activer
une balise d'urgence et d'alerter les mercenaires et autres chasseurs
de prime, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur
proie.

L'absence de projections
organisées pour la presse laissent craindre le pire. Heureusement,
il n'en est rien. « Riddick », troisième chapitre,
marche, avec brio, sur les traces du premier opus, en offrant aux
fans une approche aussi badass – tendance série B fauchée
– du personnage telle que l'était « Pitch Black », et
où paradoxalement, le budget alloué, modeste, apparaît pour la
première fois en parfaite adéquation avec les ambitions artistiques
du réalisateur David Twohy.

Première bonne
initiative : un découpage du film en trois actes. Tout d'abord,
un survival quasi muet hyper esthétique (superbe travail du
DP David Eggby sur les couleurs chaudes et l'univers exotique), dans
lequel Riddick lutte contre des prédateurs aliens sur une planète
abandonnée. Une première partie ambitieuse, qui a sacrément de la
gueule et plutôt bien shootée, mettant une nouvelle fois en lumière
l'instinct quasi animal de Riddick, guerrier né et prédateur
redoutable. Vient ensuite une seconde moitié, bêtement bavarde et
truffée de dialogues bourrins bovins, marquée par l'arrivée de
mercenaires – idiots pour la plupart – lancés aux trousses de
Riddick. Comme dans « Pitch Black », la proie devient
rapidement chasseur, et Riddick fait alors équipe avec les bandits
dans un dernier acte pour combattre des créatures fantastiques
venues d'ailleurs.

C'est dans ces deux
derniers morceaux que transparaissent les influences de Twohy de
façon flagrante : James Cameron et John McTiernan d'une part,
avec une attaque des bestioles contre les mercenaires calquée sur
certaines séquences d'« Aliens » et de « Predators » ;
John Carpenter d'autre part – « Assaut » et « New
York 1997 » en tête, avec un héros solitaire et marginal, à
la musculature très importante, ainsi qu'une évolution du
personnage vers un prédateur encore plus badass. Fier
d'interpréter Riddick pour la troisième fois, Vin Diesel, échappé
de la saga « Fast & Furious », sort d'ailleurs le
grand jeu et s'amuse : plans héroïques, punchlines
arrogantes, combats de titans … Face à lui, Dave Bautista (bientôt
à l'affiche des « Gardiens de la Galaxie ») est en pôle
position pour reléguer Dwayne 'The Rock' Johnson au rang d'has-been
à Hollywood, et Jordi
Molla récupère son rôle exécrable et con de « Bad Boys
II », sa maman en moins.

Quelques vilains défauts,
propres à la grande majorité des blockbusters récents : une
surenchère de ralentis héroïsants Snyderiens et un Inception Sound
redondant dans la bande-originale.

Bilan : Au
programme de ce troisième volet « Riddick », toujours
signé David Twohy / Vin Diesel : un rapprochement aux origines
de la saga, avec des bastons Riddick / créatures aliens sous forme
de morceaux de bravoure, quelques répliques débiles mais
jouissives, une photographie splendide, des références SF inspirées
(James Cameron / John Carpenter / John McTiernan), un héros badass.
Anecdote (Allociné)
: Jordi Molla, comédien catalan, est un habitué des prestations de
bad guy : on a pu le voir à l'œuvre dans cet emploi dans « Bad
Boys II », « Night and Day » et « Colombiana ».
Il avait failli obtenir le rôle du vilain de « Star Trek Into
Darkness », finalement attribué au glaçant Benedict
Cumberbatch.
La Bande Annonce de Riddick:
NOTE: 6/10
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