
Synopsis Allociné:
« Toujours mentir, Jamais trahir. » Afin de mettre sa
famille à l'abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à
Gibraltar, devient agent d'infiltration pour le compte des douanes
françaises. De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne
progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant
importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens . Cette
immersion en eau profonde dans l'univers des narcotrafiquants lui
fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure
que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe
et l'argent facile … En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses
mensonges le maintiennent encore en vie. Lorsque les douanes
anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Lanfredi, le jeu
devient encore plus dangereux et sa famille risque d'en payer le
prix.

Un polar français sous
tension au soleil, de la trempe des étalons d'or américains établis
par Brian DePalma (« Les Incorruptibles »), Martin Scorcese
(« Les Affranchis »), William Friedkin (« French
Connection »), Steven Soderbergh (« Traffic »),
Ridley Scott (« American Gangster ») et Michael Mann
(« Heat », « Miami Vice »), on acquiesce
évidemment.
Sauf que la verve qui anime Julien Leclercq depuis son
premier film n'est manifeste que sur le papier. La partie pratique
devient nettement plus ardue, avec de réelles difficultés pour
porter en images les ambitions. Problèmes de rythme (nombreuses
scènes étirées en longueur), de ton (que viennent donc faire les
répliques humoristiques dans un polar de cette envergure?) et
dispersion du scénario (trop de personnages secondaires!) notamment,
« Gibraltar » s'essoufflant incroyablement par moments et
l'intrigue principale débarque seulement au bout d'une heure de
bobine.
Une composition de
Clinton Shorter, pompée sur les cornes de Hans Zimmer, vient
également entacher le récit.

Le long métrage de
Julien Leclercq compte néanmoins dans ses qualités les excellentes
prestations de Gilles Lellouche (jeu affectif solide), Tahar Rahim
(as usual) & Riccardo Scamarcio (inquiétant en bras droit
de Pablo Escobar), ainsi qu'une mise en scène efficace et
construite.
En deux mots :
Une tentative semi réussie du cinéma français de rivaliser avec
les américains sur le thème des narcotrafiquants, faute à un
scénario beaucoup trop dispersé et quelques soucis de rythme. Bilan
en demi teinte donc pour « Gibraltar », histoire vraie et
ubuesque de Marc Fievet (renommé Duval dans le film) – un français
expatrié à Gibraltar engagé comme indic' par les services de
douanes locales.

Anecdote (source :
Allociné) : Le blouson en cuir que porte Gilles Lellouche dans
le film est un choix personnel de l'acteur. Il correspondait, pour
lui, le plus à son personnage. Le comédien a cherché le modèle
parfait sur e-Bay, site sur lequel il a trouvé son bonheur grâce à
une annonce postée par un asiatique.
Anecdote 2 :
Gérard Depardieu & Vincent Lindon ont longtemps été attachés
aux rôles tenus respectivement par Gilles Lellouche & Tahar
Rahim, avant de finalement se désister.
La Bande Annonce de Gibraltar:
NOTE: 5/10
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