
Synopsis Allociné : David Burke est un dealer
à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs
cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football mais pas à des
ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout
devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s'accumulent... Préférant
garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps
défendant, qu'on peut subir la pire injustice même lorsqu'on est animé des
meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier,
il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son
argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu'il doit
désormais rembourser son fournisseur, Brad. Afin d'éponger sa dette – et de
rester en vie –, David n'a d'autre choix que de jouer dans la cour des grands
en se rendant au Mexique pour ramener une cargaison de drogue à Brad.
Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une stripteaseuse cynique, Kenny,
qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte
de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan
censé être infaillible : avec ses complices qu'il fait passer pour sa
femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d'un
camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien
d'être explosif...
Succès mérité ou carton illégitime ? Plutôt la seconde
option hélas. Car hormis plusieurs références bien placées
(« Dexter », « The Dark Knight Rises », « Le Choix de
Sophie », « Double Rainbow ») et deux trois tacles envers
l’industrie cinématographique (« Precious », « 8 Mile »,
« Sauvez Willy », « Black Cock Down », la version porno du
film de Ridley Scott) ou de télécommunication (la marque « Apple » en
prend pour son grade), pas grand-chose à se mettre sous la dent.

En particulier, un scénario ridicule – une virée en
camping-car avec une ‘fausse’ famille en guise de couverture pour faire passer
de la drogue au-delà de la frontière USA/Mexique – prétexte à aligner des
situations improbables qui font plouf (une piqûre de tarentule sur la teub’, un
striptease de Jennifer Aniston pour distraire des dealers …), des
gags éculés, une écriture paresseuse truffée de joutes
verbales nullissimes entre Jennifer Aniston & Jason Sudeikis (pourtant fruits
de l'improvisation).

Et derrière la caméra, Rawson Marshall Thurber, qui n’a
pourtant pas froid aux yeux, galère un peu pour provoquer des rictus. Le brave
réalisateur fait avec les moyens du bord – la mise en scène est d’ailleurs
plutôt fluide et efficace – mais a bien du mal à généraliser l’humour salace
pour surfer sur la vague du succès des comédies débridées façon « Very Bad
Trip » / « Comment tuer son boss » / « Bad Teacher ».

En somme, une comédie trash en apparence (le jargon argot avec débit mitraillette,
quelques scènes faussement incestueuses), trahie par un final moralisateur bêta
(la drogue, c’est le mal !), des interprétations irrégulières (mention
seulement pour Emma Roberts & Ed Helms), ainsi que des dialogues trop
discrètement insolents et transgressifs. La relève des Farrelly, croisée avec « Very
Bad Trip » et Judd Apatow, c’est vraiment pas pour tout de suite !
Anecdote :
L'actrice Emma Roberts passait son temps sur le plateau à envoyer des tweets et
à lire ses mails sur son smartphone. Le smartphone de son personnage, qu'elle a
choisi elle-même, est le même que le sien, elle a donc pu continuer à
l'utiliser quand elle était en arrière plan d'une scène.

La Bande Annonce du film Les Miller, une famille en herbe:
NOTE: 4/10
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