mercredi 27 mars 2013

Camille Claudel 1915

Camille Claudel, sœur du poète, dramaturge, diplomate et écrivain Paul Claudel, a entretenu une relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt quatre ans son aîné. Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique en 1913, la murant dans le silence le plus total, l'ont dotée d'une aura à hauteur de son génie.
Le succès du film – biopic de Bruno Nuytten en 1988, auréolé à la fois du César du meilleur film et du César de la meilleure actrice pour Isabelle Adjani, est venu la sortir de l’oubli.
Aujourd’hui, c’est un autre Bruno qui vient lui rendre grâce, le réalisateur / scénariste Bruno Dumont, un habitué des récompenses Cannoises (Caméra d’or pour « La Vie de Jésus » en 1997, Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1999 avec « L’Humanité », et même sacre en 2006 grâce à « Flandres »), dans une nouvelle œuvre cinématographique, sobrement intitulée « Camille Claudel 1915 », avec Juliette Binoche dans le rôle-titre et le metteur en scène Rachid Bouchareb à la production.
Synopsis Allociné : Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du Sud de la France – là où elle ne sculptera plus – chronique de la vie recluse de Camille Claudel, dans l’attente de la visite de son frère, Paul Claudel.
Avec « Camille Claudel 1915 », Bruno Dumont livre un portrait poignant, viscéral, brutal, et dépouillé de l’artiste (mal reconnue) Claudel, mais en même temps âpre et sans concession du fait d’un traitement assez radical, il faut l’avouer.
Au-delà du postulat de départ intéressant, le film de Dumont soulève également la question de l’asile aliénant – l’isolement institutionnel qui déshumanise – et de la frontière si mince en psychiatrie entre le Normal et le Pathologique. En effet, le « délire » de Camille Claudel à thématique de persécution, d’empoisonnement et de spoliation interpelle tant il apparaît systématisé et plausible, au gré des faits historiques – jalousie du maître et amant Rodin, non reconnaissance à cette époque des productions artistiques de la Femme…
On regrettera peut être seulement deux choses : la mise en scène très sèche (absence totale de BO, huis clos, plans fixes rebutants), justifiée par une volonté d’hyperréalisme de la part du réalisateur, qui donne un arrière-goût d’austérité à l’odorat cinématographiquement nauséabond et au format un peu inadapté (il aurait peut être mieux valu calibrer l’œuvre pour style reportage – tv film France 2 afin de gagner en impact), ainsi que la représentation archaïque et grossière de l’aliénation mentale et des soins prodigués (séances d’ergothérapie, d’art-thérapie, sortie et repas thérapeutiques, ambiance terne, intrusion constante de la religion), néanmoins à recontextualiser et considérer dans leur époque, nettement plus triviale dans la prise en charge de ces patients.
Au contact de réels handicapés mentaux, Juliette Binoche livre une prestation de haute gamme de bout en bout, au regard des larmes coulant sur ses joues et des puissants monologues, cadrés de face en gros plans, comme si Dumont prenait à partie son actrice à la manière d’un témoin pour transcender un cinéma-vérité.
« L’art s’adresse à des facultés de l’esprit bien périlleuses » s’exclame Paul Claudel, incarné par Jean-Luc Vincent, dans un face-à-face final cinglant où l’heure de vérité a sonné, ponctuant ainsi l’intolérance du frère vis-à-vis de la « pathologie » de sa sœur.
Bilan : Bruno Dumont, réalisateur reconnu dans le monde de la critique, offre un film biographique étourdissant et bourru de l’artiste Camille Claudel, qui avait peut être plutôt la trempe d’un TV film que celle d’une fiction cinéma.
 
La Bande Annonce de Camille Claudel 1915:
 
 
NOTE: 6,5/10
 

dimanche 24 mars 2013

La Chute de la Maison Blanche

Un embargo sur une critique d'un film n'est jamais bon signe. Et lorsque ce dernier, pourtant qualifié de blockbuster, est distribué sur le territoire avec un nombre très restreint de copies, on a d'autant plus matière à s'inquiéter. C'est dans ces conditions que débarque le long métrage d'action « La Chute de la Maison Blanche » (« Olympus Has Fallen » dans le texte original).
Réalisé par le yes man Antoine Fuqua, metteur en scène afro-américain à la filmographie hétérogène – le génial « Training Day » côtoie le fonctionnel « Shooter tireur d'élite » et les daubes « Le Roi Arthur » / « Les Larmes du soleil » – « La Chute de la Maison Blanche » est un projet directement concurrent du fameux « White House Down », blockbuster de Roland Emmerich au casting supra bankable (Channing Tatum, Jamie Foxx) attendu pour cet été. 
Et dans l'histoire des films aux sujets semblables (les deux Blanche-Neige l'année dernière aux USA, les deux « Guerre des Boutons » chez nous, ou les biopics « Yves Saint-Laurent » à venir), c'est souvent la loi du plus rapide qui fait mouche.
Sortie avancée pour un rendu de copie tout juste dans les temps, le grand gagnant aujourd'hui s'appelle donc « La Chute de la Maison Blanche ».
Synopsis Allociné : Mike Banning, ancien garde du corps du président des Etats-Unis, s'occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsqu'un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.
De l'actionner R-rated mongolo-bourrin, héritage des 90's, qui assume son idéologie putassière ? On dit « Graou ». Un concentré d'adrénaline pimenté d'un humour cynique, articulé autour d'un pitch très DieHardien écrit par le couple novice Katrin Benedikt / Creighton Rothenberger ? On clame « Graou » à nouveau.
Oui, sauf que « La Chute de la Maison Blanche » est parallèlement nourri d'une accumulation de clichés abjects et d'un patriotisme immonde – défilé de drapeaux américains, discours propagandiste anti-terroristes, répliques archi révolues « Que Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique! », chef d'état major des armées en gros débile bourrin – qui viennent hélas tuer tous les espoirs de servir sur un plateau un « nouveau Die Hard ».
Le film de Fuqua s'amorçait pourtant bien, avec une séquence d'attaque de l'Olympe assez originale, filmée habilement. L'épreuve rassemble ensuite tout ce qu'il y a de plus dégueulasse dans les blockbusters actuels – scènes non crédibles d'échanges de tirs, ritournelle de déjà vus, dialogues mal écrits composés de jurons exécrables censés faire rire, incohérences semées dans le récit (comment l'épouse du héros est-elle au courant que celui-ci a infiltré la Maison Blanche?), résolution facile et prévisible … Un beau gâchis !
 
 
Le faiseur Antoine Fuqua a clairement le pistolet des pontes du studio sur la tempe et ça se ressent à l'écran.
Quelques noms connus côté casting. Peut être las de ses échecs commerciaux successifs (« Machine Gun » notamment), Gérard Butler, le Léonidas de « 300 », campe sans tellement y croire un ex-garde du corps, vétéran des forces spéciales et sorte d'ersatz de John McClane, le charisme en moins. Morgan Freeman cachetonne en interprétant le président (de substitution) des Etats-Unis d'Amérique, rôle déjà tenu dans le film catastrophe « Deep Impact », quand Radha Mitchell fait office de figuration en épouse du héros. Aaron Eckhart, quant à lui, fait le boulot mollement dans l'habit du commandant en chef.
 Dylan McDermott, crédité au générique de la série « The Practice », et Rick Yune, vu au début des années 2000 consécutivement dans « Fast & Furious » et « Meurs un autre jour », jouent les méchants de pacotille pas crédibles pour un sou. Enfin, signalons les étonnants caméos (un peu what the fuck!) de plusieurs célébrités telles que Cole Hauser (méchant de « 2 Fast 2 Furious » et du dernier « Die Hard ») ou Ashley Judd, égarée ces dernières années dans d'improbables navets.
 
Bilan : « La Chute de la Maison Blanche » aurait fait les beaux jours des studios il y a une vingtaine d'années, sauf qu'on est en 2013 et qu'il paraît inadmissible de pondre une bouse pareille de nos jours.
 
 
Roland Emmerich, prépare toi à caracoler une nouvelle fois au sommet du box office puisque ton concurrent devrait en toute logique connaître un sacré revers du public.
 
La Bande Annonce de La Chute de la Maison Blanche:
 
 
NOTE: 3/10
 
La Bande Annonce de White House Down, le projet concurrent:
 
 
 
 
 

La Religieuse

Après le polar bien noir – « Cette femme-là », « Le Concile de pierre », « La Clef » – Guillaume Nicloux, metteur en scène français, s'attaque à Diderot en transposant une nouvelle fois à l'écran son roman « La Religieuse », après une première adaptation cinématographique, en 1968, intitulée « Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot » et censurée à sa sortie.
Synopsis Allociné : XVIIIe siècle. Suzanne, 16 ans, est contrainte par sa famille à rentrer dans les ordres, alors qu'elle aspire à vivre dans « le monde ». Au couvent, elle est confrontée à l'arbitraire de la hiérarchie ecclésiastique : mères supérieures tour à tour bienveillantes, cruelles ou un peu trop aimantes... La passion et la force qui l'animent lui permettent de résister à la barbarie du couvent, poursuivant son unique but : lutter par tous les moyens pour retrouver sa liberté.
Impact fort à la fin des années 60, le sujet de l'Eglise réglementaire, restrictive et inquisitrice avait de quoi fasciner. Thématique un peu désuète de nos jours, on se demande pourquoi Nicloux s'est amusé à « remaker » le bouquin de 1796.
Boursouflée d'un ennui mortel, sans profondeur, académique, besogneuse … autant de qualificatifs péjoratifs pour désigner cette nouvelle adaptation de l'œuvre du philosophe Diderot.
Sans compter que l'on assiste, sous nos yeux écarquillés, à la naissance d'une comédienne affligeante, la jeune actrice belge Pauline Etienne, qui interprète Suzanne Simonin de façon collégiale en récitant son texte à la manière d'une poésie. Affligeant on vous dit ! Isabelle Huppert s'enferme, quant à elle, dans le carcan des rôles extrêmes en incarnant une mère supérieure à l'homosexualité refoulée. Après ses passages remarqués dans « Un Heureux Evénement » puis « L'Amour dure trois ans », Louise Bourgoin confirme son talent, se révèle étonnante en ecclésiaste stricte et sauve un peu l'ensemble.
 
 
 
Bilan : Une adaptation poussiéreuse de « La Religieuse » de Diderot par Guillaume Nicloux, avec une Pauline Etienne qui joue sans grâce aucune la nonne rebelle.
 
La Bande Annonce de La Religieuse:
 
 
NOTE: 1,5/10
 
 
 

Les Amants passagers

Un nouveau Pedro Almodovar au cinéma est souvent synonyme d'impatience chez les spectateurs français, friands de son univers. Le réalisateur espagnol prolifique toujours attendu au tournant sort aujourd'hui sur les écrans « Les Amants passagers », comédie de mœurs en forme de huis clos aérien, deux ans à peine après sa dernière prouesse malsaine « La piel que habito ».
Synopsis Allociné : Des personnages hauts en couleurs pensent vivre leurs dernières heures à bord d'un avion à destination de Mexico. Une panne technique (une sorte de négligence justifiée, même si cela semble contradictoire ; mais, après tout, les actes humains le sont) met en danger la vie des personnes qui voyagent sur le vol 2549 de la compagnie Peninsula. Les pilotes s'efforcent de trouver une solution avec le personnel de la tour de contrôle. Le chef de la cabine et les stewards sont des personnages atypiques et baroques, qui, face au danger, tentent d'oublier leur propre désarroi et se donnent corps et âme pour que le voyage soit le plus agréable possible aux passagers, en attendant que la solution au problème soit trouvée. La vie dans les nuages est aussi compliquée que sur terre, pour les mêmes raisons, qui se résument à deux mots : « sexe » et « mort ».
 
Les passagers de la Classe Affaire sont : un couple de jeunes mariés, issus d'une cité, lessivés par la fête du mariage ; un financier escroc, dénué de scrupules, affligé après avoir été abandonné par sa fille ; un don juan invétéré qui a mauvaise conscience et qui essaie de dire au revoir à l'une de ses maîtresses ; une voyante provinciale ; une reine de la presse du cœur et un Mexicain qui détient un grand secret. Chacun d'eux a un projet de travail ou de fuite à Mexico. Ils ont tous un secret, pas seulement le Mexicain.
 
La vulnérabilité face au danger provoque une catharsis générale, aussi bien chez les passagers qu'au sein de l'équipage. Cette catharsis devient le meilleur moyen d'échapper à l'idée de la mort. Sur fond de comédie débridée et morale, tous ces personnages passent le temps en faisant des aveux sensationnels qui les aident à oublier l'angoisse du moment.
Filmé mollement comme une télénovela péruvienne dégueulasse, « Les Amants passagers » est un raté, un « Cluedo » mineur dans la riche filmographie du maestro, qui compte quand même quelques chef d'oeuvres paraît-il (« Etreintes brisées », « Talons Aiguilles », « Attache-moi ! », « La Mauvaise éducation » pour ne citer qu'eux).
 
 
Ça démarrait pourtant de manière assez plaisante avec le caméo surprise de la paire fétiche du cinéaste, Antonio Banderas & Penélope Cruz, dans une séquence improbable, puis l'introduction de personnages, ma foi, plutôt attachants et originaux, le personnel de bord du zinc essentiellement. L'aventure aérienne d'Almodovar devient ensuite une affaire détestable, vulgaire et maniérée, truffée de clichés maladroits inhérents à l'homosexualité et hautement péremptoire.
 
 
Pedro Almodovar, pas très fun sur ce coup-là, dépeint de manière hautaine et ridicule le destin grotesque de plusieurs passagers – ceux de la Classe Affaire seulement, tiens donc – dont on a strictement rien à carrer, autour d'un pseudo fil rouge lui-même articulé sur une « panne technique » de l'avion. Les personnages bénéficient d'un traitement superficiel à souhait, les dialogues sont exécrables et mal écrits. La farce est tellement infecte qu'on en vient presque à se trouver dans le mal aise de compassion, voire de pitié pour les comédiens.
Fonctionnant sur une durée très courte (1h30 pile), le film réussit pourtant l'exploit d'être incroyablement mal rythmé, plombé en milieu de parcours par une séquence hors avion maladroite, qui n'a rien à foutre là.
Reste à saluer deux bonnes trouvailles, le travail du directeur artistique, qui utilise des couleurs pastel éclatantes pour complémenter le ton gay-friendly du film et la séquence chantée assez burlesque, même si elle vient forcément comme un cheveu sur la soupe dans une mixture suffisamment empoisonnée comme ça.
 
En deux mots : « Les Amants passagers » est un film prétentieux et bobo, un pétard mouillé qui ose peu, mais qui en fascinera certains comme les lumières inoffensives d'un feu d'artifice avant l'obscurité.
 
La Bande Annonce des Amants passagers:
 
 
NOTE: 2,5/10
 
EN BONUS, la vidéo-critique réalisée en sortie de projo avec mon ami blogueur @Wildgunslinger
 

vendredi 22 mars 2013

The Place Beyond The Pines

Réunir les deux acteurs les plus hot et les plus bankable du moment (Ryan Gosling / Bradley Cooper) est une riche idée pour attirer les foules féminines et leur permettre de libérer leurs phéromones en ébullition.


Derek Cianfrance, auteur du tendre et mélancolique « Blue Valentine », relève le défi et sort aujourd'hui sur les écrans « The Place Beyond The Pines », adaptation de l'un de ses propres  rêves dans lequel ce dernier visualisait un cascadeur braquer une banque, puis s'enfuir à toute vitesse au guidon de sa bécane. 

 

Synopsis Allociné : Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du « globe de la mort ». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l'Etat de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils... Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s'échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d'un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s'élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d'Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir...  

 

« The Place Beyond The Pines » se dessine comme une chronique familiale originale, montée en trois parties inégales. À la fois très long, mais apparaissant paradoxalement inabouti, le nouveau film de Cianfrance pâtit d'une thématique de fond creuse, intrigante certes (la corruption ? le destin ? les conséquences des actes de nos parents ?), mais poussive et jonchée d'actes incompréhensibles des personnages, polluant l'ensemble. Noir & mélancolique à la manière du précédent long métrage du réalisateur américain, « The Place Beyond The Pines » manque de vibrations pour nous emporter complètement, surtout dans sa seconde partie, pour le moins ennuyeuse et maladroite.


Si le découpage en plusieurs parties est une trouvaille audacieuse et judicieuse, justifiée par une narration diachronique, il semblerait, hélas, que Cianfrance se soit endormi en salle de montage, avec l'enchaînement de séquences inutiles et pompeuses lors d'une seconde manche essoufflée autour du personnage de flic incarné par Bradley Cooper.


On pense évidemment et hélas beaucoup trop souvent à James Gray et sa « Nuit nous appartient » - Eva Mendes y tient d'ailleurs un rôle quasi similaire à celui qu'elle incarne ici, une épouse éplorée – à l'écrivain américain Dennis Lehane, auteur des polars Bostonien « Gone Baby Gone » et « Mystic River », à Nicolas Winding Refn et son bolide « Drive », à Kubrick, Coppola ou Aronofsky côté mise en scène avec ses longs plans-séquences filmés de dos. Tant de références qui nous font cruellement douter de la fragilité et sincérité de Cianfrance, ainsi que de la réelle singularité du projet. Dommage !


Casting loin d'être parfait en malus, entre Ryan Gosling dans un rôle, certes classe, mais remake moto de « Drive », Eva Mendes éternelle mauvaise actrice qui n'a rien à foutre à Hollywood, et Bradley Cooper un peu pommé dans son jogging / uniforme de flic / costume de politicien.
 
 
 
 

La vraie révélation de « The Place Beyond The Pines », c'est Dane DeHaan, clone juvénile de Leonardo DiCaprio, et vu l'année dernière dans la surprise « Chronicle », le très bon « Des hommes sans loi » et le « Lincoln » de Spielberg, rien que ça ! Il excelle une fois encore dans un rôle pas facile à négocier et habite complètement son personnage de fils mal dans sa peau, en quête de figure d'attachement paternelle. Enfin, signalons la présence toujours funky de Ray Liotta qui poursuit avec jubilation son bonhomme de chemin en incarnant des pourritures (le Tchéky Karyo us !). 


Bilan : « The Place Beyond The Pines », dressé comme un polar sombre et peu loquace, déçoit. Si l'on est envoûté par une première partie sous tension, le film perd ensuite son rythme et son utilité dans une seconde moitié interminable, pour enfin regagner ses galons dans un dernier tiers nettement plus précieux, sous forme de rubrique domestique tortueuse. 

La Bande Annonce de The Place Beyond The Pines:


NOTE: 4/10